Un rapport synthèse préliminaire[1] de la consultation sur la transformation institutionnelle a été présenté à l’Assemblée universitaire le 16 mai. L’Institut du nouveau monde (INM), qui appuyait l’Université de Montréal dans le processus de consultation, a fait état des résultats des différentes activités de consultation menées à l’Université depuis le 4 décembre 2015. C’est notamment à partir de ces informations que seront prises les décisions à venir dans le cadre de cette transformation.

L’INM a fait preuve de professionnalisme durant toute la consultation et la qualité de l’encadrement que l’Institut nous a offert se reflète dans le document qu’il nous soumet. Il en ressort au premier chef l’immense fierté, exprimée par la majorité des participants, d’appartenir à la communauté de l’Université de Montréal.

Rappelons que les membres de la communauté ont été invités à prendre part au processus de consultation de cinq manières différentes :

  1. Mise en ligne d’un site Web pour le dépôt de commentaires et mémoires
  2. Sondage envoyé aux employés
  3. Kiosques animés pour les étudiants
  4. Forums de discussion ouverts à tous les membres de la communauté
  5. Panel représentatif de la communauté

Un rapport représentatif de la diversité de la communauté UdeM

Le rapport de l’INM constitue une matière première privilégiée en ce sens qu’il traduit les points de vue, les préoccupations et les suggestions des participants. Ce sont 55 mémoires qui ont été déposés au total, autant des rapports individuels que des mémoires collectifs. Quelques 170 personnes ont pris part aux forums de discussion, et plus de 550 étudiants ont répondu aux questions posées lors des kiosques à leur intention. Finalement, un panel composé de 15 volontaires sélectionnés au hasard et représentatifs de la communauté s’est réuni les 7 et 8 avril afin d’approfondir les questions abordées lors des sept forums de discussion précédents.

Durant le processus de consultation, nous avons constaté une grande mobilisation des gens. Quelque 4500 personnes, représentatives de la composition de notre personnel, se sont investies dans cette démarche de manière sérieuse et rigoureuse. À preuve, la lecture des mémoires, l’atmosphère studieuse qui régnait lors des forums, le travail minutieux du panel qui peaufinait encore son « avis » (Annexe 2 du rapport de l’INM) jusque dans les derniers jours. La démonstration a été faite que les gens tiennent à l’Université de Montréal, qu’ils sont fiers d’appartenir à notre institution et que, lorsqu’on les consulte, ils s’investissent.

Des thèmes récurrents

Dans le rapport synthèse disponible sur le site de la Transformation institutionnelle, les auteurs ont identifié chez les participants les cinq principales préoccupations suivantes : la collaboration et l’interdisciplinarité; la gouvernance et la gestion administrative; les relations entre l’Université de Montréal et la communauté environnante et le partage des connaissances; l’identité et le sentiment d’appartenance; l’enseignement et le numérique.

 Que les étudiants de l’UdeM se réjouissent : l’expérience étudiante constitue ce que les auteurs du rapport qualifient de « notion transversale » : peu importe les enjeux discutés, l’amélioration de l’expérience étudiante est une préoccupation de premier plan non seulement pour les étudiants, mais tout autant pour les employés.

Les professeurs et chercheurs trouveront aussi dans ce rapport une confirmation de l’importance accordée à leurs travaux par la communauté. L’enseignement figure en bonne place des sujets d’intérêt et la recherche a été abordée à travers les thèmes de l’interdisciplinarité et du partage de connaissances.

Et la suite?

Notre premier objectif est que le rapport de consultation soit distribué le plus largement possible. Ensuite viendra l’énoncé de principes, qui sera déposé au début de l’automne à l’Assemblée universitaire pour délibération publique. Par la suite, la direction réfléchira davantage en termes de plan d’action. Il faut se rappeler que ce que nous nommons transformation institutionnelle n’est pas indépendant de tout le reste. Nous travaillons de manière concurrente sur le plan stratégique 2016-2020 de l’Université, qui arrivera en même temps sur la place publique. Et bien qu’il s’agisse de deux plans différents, il y aura bien entendu des jonctions très nettes entre les deux.

Je constate que cette idée de transformation institutionnelle fait son chemin. Se questionner à propos de la manière dont l’université devrait envisager son avenir devient de plus en plus fréquent et courant, y compris dans d’autres universités.

 

Le vice-recteur au développement académique
et à la transformation institutionnelle

Gérard Boismenu

[1] Ce rapport sera complété par un traitement des mémoires qui ont été transmis au cours des dernières semaines.